{ Unpleasant reminder in a subterranean pathlogy department } { Un souvenir désagréable dans un service de pathologie souterrain }
We are entering the operating theatre of the familiar morgue : the student nurses are making a lot of noise, their voices echo from the bare tiled walls... I improvise a fainting fit : « I cannot bare these voices anymore ! »
The tiny spineless spider, who really is a dog, has hurt herself — or did she get hurt ? — something 'bout her back... Oh, does she need a new one ? Torsoless she only does consist of legs, much like a crushed little cross, a tiny crucifix. So cautiously she's stalking now across the palm of my right hand, merely a thin branch in the wind, touching the wound where I had cut my finger.
I hand her over to the nurses, one of them — directed by the teacher — carries out the operation, for which I don't have the knowledge. One day everyone here must fulfil this very task alone, as it's the only way to learn... and in the end become a master... Yes, this means responsibility, as it's connected directly to stress and fear.
The little spider has her operation on a table that is decorated like a forest, all with thicket and fir trees... And right beside the flashing lights and displays of the instruments. So hear now of the very scene that happened right before this here :
An elephant stands on the plane roof of a tall cathedral... very close to the edge. « Climb down his tail, as if it were a rope ! Have faith and confidence, believe that he will hold you ! » But the elephant is not anchored in the ground, yes, he might have the will to remain in position, perhaps doing everything within his power to hold me, not to slip and fall himself... But in my opinion this is hardly enough. Can this be a question of trust, at all ?!
Looking out of the window, while the underground moves down into the tunnel... A man, who has already passed the elephant-test, says : « Fears must be conquered, boy ! Many of what comes up are merely old Fears of Death ! »
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Nous entrons dans le bloc opératoire de l'une de nos morgues habituelles : les élèves infirmières font un bruit épouvantable, les échos de leurs voix résonnent bruyamment contre le car relage blanc des murs... J'improvise un malaise en m'effondrant : « Je ne peux supporter ces voix plus longtemps ! »
La petite araignée invertébrée, qui en réalité est un chien, s'est blessée — Quelqu'un lui a peut-être fait du mal ? — il semble que cela ait un rapport avec son dos... Ou peut-être lui en faut-il un autre ? Sans son corps, elle est uniquement faite de pattes, comme une petite croix brisée, un minuscule crucifix. Elle s'avance avec raideur sur la paume de ma main droite, avec une grande prudence, telle une feuille morte dans le vent, tout en effleurant l'entaille où je me suis coupé un doigt.
Je la livre aux infirmières, et l'une d'elle — sous la direction du professeur — exécute avec précision l'opération, une opération pour laquelle je serai totalement incompétent. Un jour ou l'autre, chacun ici devra effectuer cet exercice seul. Car c'est en effet le seul moyen d'apprendre et d'enrichir son savoir et son expérience, ce qui nous permettra au final d'atteindre la perfection… Oui, cela n'est pas à prendre à la légère, car toute cette responsabilité entraîne forcément du stress et de la peur.
L'opération de la minuscule araignée se déroule sur une table, décorée comme une petite forêt de fourrés et de sapins. Et sur la droite, les expressions et les scintillantes lumières des instruments apparaissent. Laissez-moi maintenant faire le point sur ce qui se produisit juste avant tout cela :
Un éléphant se trouve sur le toit plat d'une haute cathédrale… très près du bord. « Sers-toi de sa queue pour descendre, comme si tu te tenais à une corde ! Aie foi et confiance, tu peux me croire, il te soutiendra ! » Mais l'éléphant n'est pas bien ancré au sol, c'est vrai, il est sûrement décidé à me tenir, il fait peut-être tout ce qui est en son pouvoir pour m'empêcher de tomber, et pour éviter lui-même de chuter dans le vide... Mais à mon avis tout cela a assez duré. Est-ce vraiment une pure question de confiance ?!
Alors que le métro parcoure le tunnel, nous regardons par la fenêtre. Un homme, qui a déjà passé le test de l'éléphant avec succès, dit : « La peur doit être surmontée, mon garçon ! Celles qui nous atteignent ne sont pour la plupart que d'anciennes Peurs au sujet de la Mort ! »
— Backbone Practise, Sopor Aeternus & the Ensemble of Shadows —
Belle Épine
Ivy kissed the shadows,
As mo(u)rning lusts for dew,
She with lips of sweetest pain,
Lies in wait for you.
With the dawn she went away,
Before mist veiled the earth,
Nothing remained — except for the wounds —
The only gift of her.
“Oh, for themselves they should despair,
When our graves lie in silence,
But we're not there.
When there are voices close to your ear,
But no reflection is haunting the mirror.”
With the dawn we fade away,
Before mist veils the earth,
Nothing remains, except for the wounds ... —
The only gift of him, me ... or her.
Lierre embrasse l'ombre,
Comme le matin assoiffé de rosée,
Avec des lèvres de la douleur la plus douce,
Elle te guette.
À l'aube elle s'en va au loin,
Avant que la brume n'ai voilée la terre,
Rien ne demeure — sauf les blessures —
Son unique présent.
“Ah, comme ils doivent s'apitoyer sur eux-même,
Quand nos tombes demeurent dans le silence,
Mais nous ne sommes pas là.
Quand il y a des voix près de ton oreille,
Mais aucun reflet ne hante le miroir.”
À l'aube nous disparaissons peu à peu au loin,
Avant que la brume ne voile la terre,
Rien ne demeure, sauf les blessures... —
Son unique présent, moi... ou elle.
— Sopor Aeternus & the Ensemble of Shadows, Beautiful Thorn —
Le Jardin Squelettique
Will I become like the old man from next door?
Obsessed with the fear of losing his mind, He soon couldn't take care of himself anymore. He had no friends or relatives to look after him, Only once a week some male nurse dropped in.
He was found in his bed, dehydrated... Unconscious, as he was, they brought him to a diffrent place.
"We've never heard of him since..."
He lived alone in his house for most of his life, And I wouldn't be suprised, If he had died the day they put him in a room With people he'd never seen before.
He had a wild garden behind his house, beautiful and dark. Woodpeckers and squirrels lived there, And hedgehogs, mice and martens. Hazelnut-trees and wild strawberries grew, And cherries, and apples and pears, and currants of red and black... All hidden in this private place.
In the safety of the shadows the fragile fern slept, Along the winding paths the wild-flowers wept, Snowdrops nodded their little heads in spring, Forget-me-nots, and all kinds of things, Of which I do not know the names... And, of course, there was ivy everywhere.
It happend the same week they took him away Workers hacked down all of the trees in the garden, Hired by the envious people outside who had always been terrified By the beauty that enchanted this place, And the darkness it was breathing.
Yet, none of them could keep the dead birds from singing...
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Vais-je devenir comme le vieil homme d'à côté ?
Obsédé par la peur de perde son esprit, Il ne pouvait bientôt plus s'occuper de lui même. Il n'avait aucun amis ou proches pour prendre soin de lui, Une seul fois par semaine seulement un garde malade passait chez lui.
On l'a retrouvé déshydraté dans son lit... Inconsient comme il était, ils l'ont déplacé dans un autre lieu.
"Depuis nous n'avons jamais entendu parler de lui... "
Il vivait seule dans sa maison pendant la majeure partie de sa vie, Et je n'aurais pas été surpris, S'il était mort le même jour où ils l'ont mis dans cette pièce Avec les gens qu'il n'avait jamais connu avant.
Il avait un jardin sauvage derrière sa maison... Si beau et sombre... Des piverts et des écureuils y vivaient, Des hérissons, des souris et des fouines. Noisetiers et fraises sauvages y poussaient, Des cerises, des pommes et des poires, et des groseilles rouge et noires... Tous cachés dans cet endroit privé.
Dans la sureté des ombres les fougères si délicates dormaient, Le long des sentiers tortueux les fleurs sauvages pleuraient Des perce-neiges penchaient leurs petites têtes au printemps, Et dont je ne connaissais pas les noms...
Et, naturellement, il y avait lierre partout, Cela a eu lieu la même semaine où ils l'ont emmené ailleur Des ouvriers ont coupé tous les arbres du jardins... Engagés par les personnes envieuses à l'extérieur... qui ont toujours été terrifiés Par la beauté qui enchantait ce lieu, Et les ténèbres qu'il aspirait.
Depuis, aucun d'entre eux ne pouvaient empêcher les oiseaux morts de chanter...
— Sopor Aeternus & the Ensemble of Shadows, The Skeletal Garden —